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Moulmein est la capitale de l’État Môn. Ce nom est littéralement traduit par « œil perdu » parce qu’un roi môn y perdit un de ses yeux. De 1827 en 1852, Mawlamyine fut la première capitale de la Birmanie sous la colonisation britannique. La ville a été utilisée principalement pour la le commerce du teck par voie maritime. Aujourd’hui, elle est la troisième plus grande ville de la Birmanie.

Cette ville portuaire est reliée au point de départ occidental du Couloir économique est-ouest, c’est-à-dire Martaban, par le plus long pont de la Birmanie sur la Salouen. Ce qui constitue sa première source économique. Mais la ville communique en même temps avec les autres par des lignes routières, ferroviaires et aériennes.

La ville compte à ce jour un peu plus d’un demi-million d’habitants. Ils sont à majorité môn. Les minorités ethniques sont composées de Birmans, d’Anglo-Birmans, de Karens, d’Indiens et de Chinois. Il fut un temps ou cette minorité anglo-birmane abondait dans la ville, jusqu’à posséder leur propre quartier surnommé la “Petite Angleterre”. Bon nombre d’entre eux ont aujourd’hui choisi d’émigrer en Grande-Bretagne et en Australie, autant qu’il ne reste que quelques familles. La plupart de la population de Moulmein sont bouddhistes, mais on y pratique aussi le christianisme, l’islam et l’hindouisme.

Les intérêts touristiques de Maulamyine

Le large fleuve d’Irrawaddy, partant du Tibet, coule le long d’un côté de Moulmein. Les pagodes font partie des attraits touristiques de la ville. Sa cuisine, célèbre dans toute la Birmanie comme ailleurs, ainsi que ses fruits lui permettent également d’attirer du monde. Vous trouverez ces fruits et de succulents légumes au petit marché de la ville, là où les Birmans vous accueillent avec le sourire. Chaque  soir, une esplanade de barbecues prend forme au bord de la rivière, une bonne occasion de vous régaler à l’air libre.

Moulmein  a pu conserver de nombreux bâtiments coloniaux. Ces vieux bâtiments de la vieille ville sont ouverts aux touristes. Plusieurs mosquées peuvent également être visitées en ville. Elles ont été construites par les immigrants indiens depuis cette même époque coloniale. N’oubliez pas de prendre quelques photos du plus grand pont de la Birmanie.

Lors de votre passage, visitez l’île du Shampoing au Nord. La cérémonie du lavage de la chevelure royale s’y déroulait au 16e siècle, d’où son appellation. Ce petit havre de paix abrite quelques temples bouddhistes un monastère encore actif. Vous y apercevrez surement des moines. On entre dans l’île par un embarcadère, mais depuis la ville il faut faire un petit voyage par pirogue. Le paysage y est paradisiaque, même cas pour l’île Bilu. Il y a aussi l’île de l’ogre.

Ensuite, revenez vers la ville et rendez-vous sur la colline aux pagodes. Ces derniers surplombent son sommet. Là-bas, tout est recouvert d’or, ce qui ne fait qu’accentuer le charme majestueux de l’endroit. Vous pourrez y admirer de nombreuses statues dont les bouddhas. La colline est aussi parsemée de stûpas. Ne ratez pas la vue imprenable du coucher du soleil derrière la mer. Ses versants abritent une végétation luxuriante. Vous passerez devant pas mal de monastères et des églises que vous pourrez visiter.

Un peu plus loin de la ville se trouve le Bouddha Win Sein – le plus grand bouddha couché, mesurant plus de 200m. Vous pouvez monter au sommet de petites montagnes pour avoir une meilleure vue d’ensemble. Sur votre route vers le bouddha, vous apercevrez des centaines de statues de moines. L’intérieur du grand bouddha compte cinq étages remplis de peintures et de statues.

D’un point de vu climatique, les mois de novembre et de décembre sont plus favorables au tourisme. La mousson est déjà passée à ce moment-là. La végétation est alors des plus verdoyantes. La plupart des touristes arrivent à Mawlamyine par le bus ou en train.