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Irrawaddy, ou Ayeyarwady, ou encore Irraouadi, est le principal cours d’eau de la Birmanie. Son nom vient du sanskrit Airavati signifiant « fleuve des éléphants ». Littéralement, irra signifie “grande” et waddy fait référence à “rivière”. Appelé « Fleuve Mère » par les Birmans, il coule sur 2 170 km et constitue le principal axe de communication du pays depuis longtemps. En effet, les Royaumes qui avaient existé en Birmanie, ainsi que les colons britanniques ont déjà su exploiter largement les différents atouts du fleuve. D’ailleurs, il a été pendant longtemps la seule voie de communication du pays, quand les infrastructures routières, ferroviaires et aériennes n’ont pas encore été implantées. On peut dire que le fleuve renferme donc aujourd’hui toute l’histoire de la Birmanie.

Le fleuve abrite encore une grande diversité animale, dont deux espèces gravement menacées d’extinction. Ce sont les dauphins de l’Irrawaddy (Orcaella brevirostris), des dauphins euryhalins très semblables aux orques, et les requins de l’Irrawaddy (Glyphis siamensis). On compte une quarantaine d’espèces de poissons.

Il réunit en premier lieu la Mali et la Nmai qui ont leur origine de chaque côté de la frontière du Tibet, dans les montagnes de l’Himalaya. Il reçoit ensuite les eaux de la Taping, de la Shweli et de la Myitnge venant de l’est, puis de la Mu et du Chindwin de l’ouest. Chindwin constitue son principal affluent. Il finit sa course dans un vaste delta de la mer d’Andaman, une mer tributaire de l’océan Indien.

L’Irrawaddy passe par les villes suivantes de la Birmanie : Myitkyina, Bhamo, Tagaung, Mandalay, Sagaing, Myingyan, Pakokku, Bagan, Chauk, Yenangyaung, Magwe,Prome (Pyay), Henzada et à la fin Yangoon dans le delta. Il réunit ainsi plus de soixante-dix ethnies. Il reste un axe important de la communication entre ces villes. Le bassin versant de l’Irrawaddy est la partie la plus peuplée.

Faune et flore

Là où l’Irrawaddy prend forme, dans les régions montagnardes du Tibet, on retrouve différentes sortes de forêts. On cite les forêts de rhododendrons, de conifères, de chênes et de pins. Il y pleut toute l’année, surtout en été.

Et dans les parties nord et centrales du delta où il se jette, le fleuve dépose du limon qui rend la zone fertile. Les Birmans en profitent pour la riziculture. La zone est extrêmement riche en faunes et flores. On y retrouve des dizaines d’espèces d’oiseaux migrateurs, ou de visiteurs d’hiver, dont le chevalier sylvain, le grand cormoran, la foulque macroule, le pluvier de Mongolie, la sterne caspienne, la guifette moustac, le coq bankiva et la mouette du Tibet.

Plusieurs mammifères ont également été recensés. Parmi eux se distinguent le léopard, le cerf cochon, le tigre du Bengale, le macaque crabier, le dhole, le sambar, le sanglier et des loutres. Mais leur nombre ne cessent diminuer à case de leur fréquente capture. Le crocodile marin (Crocodylus porosus) existe en effectif réduit dans le delta toujours à cause d’une chasse excessive pour obtenir sa chaire et surtout sa peau.

Tourisme

Presque toutes les villes longées par le fleuve offrent aux touristes l’occasion de faire une croisière en bateau ou en ferry le long du fleuve afin qu’ils puissent apprécier les divers paysages des deux bords, ainsi que les villages riverains des multiples minorités ethniques, aux maisons traditionnelles construites sur pilotis. Par ailleurs, ils adorent voir le coucher du soleil depuis le fleuve. C’est en même temps un moyen de transport des touristes vers des hôtels qui ont élu domicile le long du fleuve.